A gauche, on adore critiquer tout discours sâadressant aux individus en disant :
« Non, câest au niveau collectif que ça se joue ».
Quâon parle de dĂ©veloppement personnel ou du rĂ©chauffement climatique, mĂȘme rĂ©ponse :
« Attention, ce point de vue nĂ©olibĂ©ral fait porter la responsabilitĂ© sur les seules Ă©paules de lâindividu alors quâil sâagit dâun enjeu social ».
Dans presque tous les domaines, la stratĂ©gie consistant Ă culpabiliser les gens sur le mode « vous ĂȘtes de grosses m*rdes » nâest pas considĂ©rĂ©e comme acceptable.
Dont acte.
Mais alors, pourquoi le militantisme politique lui-mĂȘme est le SEUL truc qui Ă©chappe Ă cette grille de lecture ?
Pourquoi, quand on sâadresse Ă des gens qui ne partagent pas nos valeurs politiques ou nos modes dâaction, se sent-on si libre de les faire culpabiliser de façon pour le coup totalement individuelle et â jâoserais dire â dĂ©politisĂ©e ?
« Honte Ă vous qui ne venez pas en manif ».Â
« Les gens qui nâont pas pris la parole sur tel sujet, vous me donnez enâŠ


