Vous aimez ça ou pas tellement ?
J’avais TORT.
Vous êtes plutôt dans l’équipe qui aime les rencontres littéraires ou vous n’y mettez jamais les pieds ?
Moi, pendant longtemps : je ne voyais pas du tout l’intérêt.
Il me semblait que le livre se suffisait à lui-même, et que tout le reste n’était que du bavardage.
Eh bien, j’avais TORT (et j’ai honte d’avoir pensé comme ça.)
Pour ma défense, je croyais que les rencontres autour d’un livre, ça consistait à répéter le contenu du bouquin.
Auquel cas, je préférais le lire directement.
Sauf que non, pas du tout !
Quand elles sont bien préparées, les rencontres permettent de faire émerger de nouveaux réseaux de signification autour du livre.
Elles offrent l’opportunité rare de casser le monologue d’un livre, sa verticalité (l’Auteur parle, on écoute) et de créer une discussion collective dont on ressort enrichie, parce que notre interprétation se trouve complétée ou modifiée par celle des autres.
Il n’est même pas nécessaire que l’auteurice soit présente : il y a plein de formats ultra intéressants entre lecteurices – je pense notamment aux clubs de lecture ou aux arpentages.
D’ailleurs, si quelqu’une avait l’envie de proposer Je dis la vérité à son bookclub, je serais la plus heureuse. Manifestiiiiiing.
(Un arpentage, c’est une méthode issue de l’éducation populaire : on se partage un ouvrage en groupe, littéralement on le déchire et on répartit les différents morceaux, puis chacun fait un retour au groupe sur sa compréhension du passage qui lui a été attribué.
C’est impressionnant à quel point ça fonctionne bien pour aborder des textes, même longs ou abstraits.)
En tant qu’autrice, c’est aussi un super moment.
L’écriture est très solitaire. Même si j’ai la chance de vivre avec une personne extrêmement présente, soutenante et encourageante, je passe quand même une bonne partie de mon temps seule derrière mon clavier à discuter avec moi-même en mode “mmmmh MERDE mais pourquoi cette scène fonctionne pas ?!?”
Alors ces temps de discussion et de rigolade avec des personnes en chair et en os, c’est précieux et j’adore ça.
Et je suis très heureuse des deux premières rencontres qui se sont déjà tenues autour de mon dernier roman, Je dis la vérité :
le lancement à Paris, en discussion avec l’autrice Marion Olharan Lagan ,
et la rencontre à la merveilleuse librairie Gutenberg de Strasbourg.




Mille mercis aux lecteurices de l’infolettre qui se sont déplacées.
Ça m’a fait très plaisir. J’aurais voulu avoir plus de temps pour discuter, j’espère avoir l’occasion de revenir bientôt.
Et bien sûr, gratitude envers ma maison d’édition, Hors d’Atteinte, d’avoir fait le gros travail d’orga nécessaire à ces rencontres.
J’ai encore 2 dates à Lyon et Marseille :
mercredi 25 mars à Lyon, à la librairie à soi.e ;
jeudi 26 mars à Marseille, à la librairie Pantagruel.
Si vous avez des amies là-bas, faites-leur passer l’info.
Vous ne pouvez pas vous joindre IRL mais votre curiosité est piquée ?
J’ai deux événements en ligne pour vous :
si vous avez plutôt envie de papoter : rencontre en ligne le 7 avril à 18h avec l’autrice Elise Thiébaut , ouverte à toustes, où on sera en discussion croisée autour de son livre Vierges - la folle histoire de la virginité et du mien
si vous voudriez plutôt écrire : atelier d’écriture autour du livre, coanimé avec l’autrice Lucille Dupré , le 14 avril à 19h30 – les inscriptions ouvriront tout bientôt
On se voit bientôt ?
Le moment de joie de la semaine, c’était de voir autant de copain·es présent·es pour le lancement de Je dis la vérité.
J’ai souvent l’impression de ne pas avoir beaucoup d’ami·es (un reste de mon adolescence compliquée je pense), et jeudi soir, maon amoureuxe, qui s’est tapé 9 heures de train depuis Berlin, et mes ami·es ont répondu présent alors même que l’ambiance de l’entre-deux-tours à Paris était clairement PESANTE.
Je me suis vraiment sentie soutenue.
C’est une émotion que je garde précieusement avec moi.
En particulier, alors qu’elle vit à Marseille, Zina Mebkhout s’est arrangée pour venir au lancement de Je dis la vérité et par un heureux alignement des planètes ferroviaires, Lucie Barrette a pu être présente aussi.
Ça m’a fait si plaisir !
Voyez plutôt ces sourires ravis :
(Marion Olharan Lagan, Lucie Barrette, Maaï Youssef, Elise Thiébaut, Zina Mebkhout et moi-même mijotons un projet commun dont je ne peux pas encore parler mais je le murmure ici pour le confier aux bons soins de l’univers.)
Et vous, votre petite joie de la semaine, c’était quoi ?
Dites-nous dans les commentaires.



