A propos d'espoir
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me faire vraiment très plaisir :)
Je voudrais vous raconter un truc tout doux qui m’est arrivé récemment — parce que je crois qu’on peut y puiser de la force.
Et moi, avec ce contexte fasciste pré-fin du monde, j’ai bien besoin de toute la force que je peux trouver.
Vous aussi ?
Il y a longtemps, des mains amies ont remis à B une petite plante verte.
(B, pour celleux qui n’auraient pas suivi, c’est la merveilleuse personne qui partage ma vie, m’abreuve d’amour, relit mes textes et me remet à ma place quand c’est nécessaire).
B lui a apporté beaucoup de soin : la petite plante est devenue grande.
Après quelques années, la plante a fini par occuper une place confortable dans l’appartement parisien de B – en fait, elle était tellement énorme qu’on se cognait dedans tout le temps.
Quand on a déménagé à Berlin, la plante était devenue si encombrante qu’on n’a pas pu la prendre avec nous.
C'était pas grave évidemment, mais on était un peu triste malgré tout.
Elle a rejoint une autre maison (où elle vit désormais sa meilleure vie et envahit la moitié du salon).
Sur un coup de tête, pendant une visite, on a prélevé une petite branche. Tchak !
On l’a transportée en train jusqu'à Berlin.
(Aparté : si vous vous êtes déjà trimballé une plante fragile pendant douze heures, entrecoupées de trois correspondances, vous comprenez l'intensité du traquenard que masque cette petite phrase elliptique.)
(Je suis sûre que la plupart des gouines qui me lisent ont déjà fait un truc dans ce genre.)
(On se sait, les copaines.)
Une fois à la maison, mis la branche dans de l’eau. Plouf !
Puis, parce qu’on a eu peur qu’elle finisse par pourrir, on l’a plantée dans un pot.
Un morceau de branche dans un pot de terre, donc. Le jardinage vu par les 2-4 ans.
On l’arrosait régulièrement.
Avec soin et, il faut bien le dire, une pointe de perplexité. Aucune idée des besoins en eau d’une branche fichée, telle quelle, dans un pot.
On espérait qu’elle s’enracine, voir pousser ici ou là un autre truc mais…
Rien.
La branche se tenait droite, les feuilles restaient vertes, l’ensemble demeurait parfaitement immobile.
J’avoue — j’avouuuuuuue — qu’au bout d’un an et demi de branche-dans-un-pot, j’ai suggéré que, peut-être, il était temps de prendre acte de notre échec.
Se débarrasser de la branche. Vider le pot. Et planter autre chose. Un truc plus solide et plus raisonnable.
B m’a regardée comme si je proposais d’assassiner la chair de sa chair (iel a une bonne capacité pour le drama quand il s’agit de plantes).
Alors on a gardé la branche.
Elle est restée là, tranquille, avec une très légère insolence, toute verte dans son pot jaune.
Puis, par surprise, un beau matin…
J’ai hurlé à B : “viens vite ! VIENS !!! C’est OUF !!!”
(Moi aussi j’ai une petite fibre dramaqueen, il paraît).
Et je lui ai montré où pointait, à peine visible mais bien réelle, la nouvelle branche tant espérée.
Alors voilà. Je sais que ça peut paraître mièvre, voire carrément niais, mais ça m'a emplie de joie.
J’y vois un clin d'œil de la vie, une façon de me taper sur l'épaule en me disant : “arrête de t’exciter, OK ? ça va finir par arriver”.
Dans ma vie en ce moment, il y a plein de branches dans des pots.
Plein de plantes que j’ai dû laisser derrière moi,
dont j’ai prélevé de petits morceaux,
que j’arrose avec amour et zéro idée de la façon dont je suis censée m’y prendre.
Mon cœur contient un sacré paquet de boutures que j'espère voir fleurir et qui, pour l’instant, n’ont pas l’air de donner grand-chose.
Ça m'apaise de me dire que peut-être
— peut-être —
si je suis suffisamment patiente,
si je continue d’arroser la branche,
si je ne jette pas le pot,
Peut-être la plante va-t-elle réussir à s’enraciner et à croître.
Et un jour, quand je ne m’y attendrai plus, un nouveau rameau aura poussé pour tenir compagnie au premier.
A son rythme. Pas au mien.
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